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Diarrhée et noix Version imprimable Suggérer par mail
                        
 
 03.07.2009

De cette histoire j’aimerais tirer quelques leçons :

J’ai une collègue, Michaëla, ‘folle de chiens’ comme moi, mais qui a une façon bien à elle d’aimer les bêtes et dont les points de vue et comportements sont très particuliers. Il y a 5 ans, son chien de berger est devenu père de 7 petits chiots. Elle a dû tous les prendre avec elle, car personne n’en voulait.

Je me suis décidée à prendre deux des chiots. Avec le temps, une belle amitié c’est développée entre nous comme c’est souvent le cas entre ‘mamans à chiens’. Peu à peu nos points de vue sur la protection des animaux, sur nos comportements vis-à-vis des animaux ont divergé et en plus de ça, j’ai pris connaissance de la Germanique, que Michaëla récuse totalement, bien qu’elle n’y connaisse strictement rien.
J’ai essayé quelques fois et prudemment de lui donner quelques exemples sortis de la vie quotidienne (par ex. les éternuements) qui m’étaient alors compréhensibles au vu de ma connaissance limitée de la Germanique pour qu’elle ait un aperçu de ma vision des choses. Mais à chaque fois elle s’est raidie dans un refus obstiné et m’a attribué à tort des manières de voir trop extrêmes et fanatiques ; que je me laissais aveugler par la secte etc. Nos relations se sont peu à peu distendues et j’ai alors remarqué qu’elle cherchait une nouvelle ‘‘copine de boulot’’ parmi les collègues, qu’elle ‘‘commérait’’ sur moi avec celle-ci, qu’elle lui racontait des confidences que je lui avais faites.  J’ai essayé plusieurs fois d’avoir une franche explication avec elle, mais comme parade elle répondait toujours par des échappatoires et n’a jamais voulu se positionner dans une vraie discussion. Malgré ses 37 ans, elle demeure une enfant.

A l’époque elle m’avait beaucoup agacée, d’autant que, suivant ses propres dires, cela s’était déjà déroulé ainsi avec d’autres de ses ‘‘meilleures amies’’ ; tant qu’on a les mêmes points de vues et les mêmes intérêts qu’elle, tout va bien, elle est la plus charmante, la plus aimable des personnes. Dès qu’on affirme d’autres opinions personnelles, d’autres centres d’intérêts, l’amitié est résiliée.

Bien. Nous en étions là, l’année dernière durant la période précédent Noël. Michaëla possède quelques noyers dans son jardin et apporta des noix dans des pochettes en papier, elle en fit profiter à toutes les collègues et particulièrement à sa nouvelle copine. A moi, elle n’a proposé aucune noix. Sa copine m’a demandé en passant, si je n’avais pas envie de quelques noix, il y en avait bien assez pour tout le monde. Je lui ai seulement répondu que je ne me servais pas toute seule si on ne m’en proposait pas.

A un moment donné, j’ai acheté des noix et un après-midi, au bureau j’ai cassé mes noix et les ai mangées. En fin d’après-midi, j’ai eu de violents maux de ventre et le soir, de la diarrhée. Ensuite tout est rentré dans l’ordre.

Le lendemain, même chose : dans l’après-midi j’ai mangé des noix, plus tard des maux de ventre, diarrhée. Et ainsi plusieurs jours de suite.

A l’époque je n’y comprenais rien, je pensais que c’était dû aux noix (pas à Michaëla), que je ne digérais pas, mais pourquoi, je n’en savais rien ? J’ai arrêté de manger des noix et tous ces dérangements ont disparu.

En janvier j’ai été malade pour quelques jours (de nouveau des problèmes d’asthme), ne pouvais pas aller travailler et devais rester alitée. Durant les premiers jours je me disais souvent: avant, quand j’étais malade, Michaëla me téléphonait, m’envoyait des SMS pour demander de mes nouvelles, me divertir. Cette fois-ci : RIEN, pas d’appel téléphonique, pas de SMS, rien. Le soir j’ai de nouveau eu les mêmes symptômes : maux de ventre, c'est-à-dire des crampes, des diarrhées et ensuite tout redevenait normal.

Maintenant, je me suis mise à chercher les relations entre ces faits et je pense que tout est lié à Michaëla, à ma déception, ma rancœur envers elle et son comportement à mon égard ainsi que sa lâcheté, à toujours se créer des problèmes. Mais avant tout, j’étais avant tout très fâchée contre moi-même. Ma compréhension des humains m’a déçue à son sujet et je regrette de lui avoir confié tant de choses.

J’ai essayé d’y voir clair et d’en finir avec tout cela, d’accepter que les choses soient ainsi et que je n’y pouvais rien, rien changer. Je ne pouvais pas exiger l’amitié, le discernement et je devais m’en tenir à ça, parce qu’avec elle les choses en resteraient là etc. Aujourd’hui, nous sommes en bons termes, mais de façon distanciée et quelques fois je souris quand je vois comment avec la nouvelle copine, la même histoire recommence. Jusqu’à maintenant, elles s’entendent encore bien, il faut dire que la collègue à d’emblée garder plus de distance entre elles que moi je ne l’avais fait.

En fin de compte, je ne sais toujours pas ce qui a été le déclencheur dans ces attaques de maux de ventre et comment j’ai tout solutionné, j’ai encore trop peu de connaissances pour pouvoir correctement agencer ce déroulement. En tout cas, je peux de nouveau manger des noix sans les maux de ventre etc.

Andrea B.
 
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Remarques :

On tombe malade, on guérit et on ne sait pas pourquoi.

Notre société est hautement technologique, mais comment fonctionne notre corps
-dans lequel nous vivons une vie entière- cela personne ne veut ou ne peut nous l’expliquer ?

Mme B. est sur la bonne voie pour pénétrer ce prétendu mystère ! Elle sent que cela doit avoir quelque chose à voir avec Michaëla.

Du point de vue des symptômes organiques, cela a dû se passer dans l’intestin grêle (rancœur indigeste avec peur d’inanition), parce qu’à l’époque, elle fut la seule à ne pas se voir proposer des noix par Michaëla. A l’occasion de ce conflit, les rails « Noix » et « Michaëla » ont été programmés. Ces deux rails ont été actifs au cours des récidives jusqu’à ce qu’elle en finisse avec ce conflit, c'est-à-dire au point où « Michaëla » lui est devenue indifférente.

Ce témoignage montre comment nous résolvons instinctivement et intuitivement nos conflits, même sans connaissances des relations biologiques. A partir du début du conflit, quasiment toutes les fibres de notre corps sont tournées vers la recherche d’une solution au conflit (sympathicotonie et un mental sous pression) et la règle est que nous arrivons à régler en temps utile nos conflits et retrouvons ainsi la santé. La soi disant « guérison spontanée » n’est donc pas l’exception (comme le croit la médecine d’école) mais la règle !
La médecine d’école devrait se limiter à ce qu’elle sait faire très bien, la médecine d’urgence ! Le monde s’en porterait un tout petit peu mieux…




 
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